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- Portrait
Il n’a jamais été aussi présent et absent, original et transparent, délibérément insaisissable – comme les Brouillards de Debussy. Sur son dernier disque, paru en février chez Claves, le pianiste Cédric Pescia joue l’effacement en ne montrant que ses jambes et ses mains sur la pochette, et il affirme franchement n’avoir jamais la volonté d’être au premier plan. Pourtant, sa singularité s’impose avec éclat. Il suffit d’écouter les premières minutes de ses Folies françaises pour s’en convaincre: on n’avait jamais entendu Couperin si fantasque, Debussy si fluide et magnétique, Messiaen si évident. «J’ai toujours eu une grande sincérité face à la partition. On me dit que mon interprétation commence à prendre de l’importance, mais si c’est vrai, ce n’est pas voulu», s’excuse-t-il presque.
Cédric Pescia
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